CE QUE DIT L’OISEAU VOYAGEUR, ou le secret du bonheur

 

Mon bel oiseau, toi qui voyages

Par-delà cimes et nuages,

 

Mon bel Oiseau, n’as-tu point vu

Le Jardin de l’Eden perdu ?

 

- J’ai vu les monts, la belle Aurore,

Les neiges roses… - Mais encore,

 

N’aurais-tu pas aperçu, dis,

Les portes d’or du paradis ?

 

- J’ai vu le ciel, la mer immense,

Les forêts que le vent balance,

 

Et j’ai chanté ce que je dis

En tout temps, dans mon innocence !

 

N’est-ce point là le paradis ?